vendredi 29 octobre 2010

I wonder how, I wonder why, Yesterday you told me 'bout the blue blue sky, And all that I can see, Is just a yellow lemon tree.


En fait, là maintenant de suite, il faudrait que je bosse un peu. Histoire de me donner bonne conscience, mais pas que. Comme par exemple, commencer à lire "Le corps du cinéma" de Raymond Bellour (oui je sais, ce nom fait rêver mais je n'y suis pour rien et lui non plus d'ailleurs), commencer à ficher mes cours. Mais non. Je ne sais pas ce que j'attends, au juste. La motivation ? Bizarre, je sens qu'elle risque de ne pas sonner chez moi de suite.

J'avoue que j'ai un peu hâte de rentrer à P. Même si je sais que ça sera tout le contraire lorsque je serai dans l'avion. Je suis sans cesse coupée, tiraillée entre ces deux villes. Bien que B. me démoralise par sa vie léthargique, ses gens pour la plupart superficiels, elle reste quand même la ville où je suis née et où j'ai grandi jusqu'à il y a encore un peu plus d'un an.
B. contient les gens que j'aime le plus au monde. Mais P. prend de plus en plus d'importance.
Tiraillement perpétuel entre sa terre natale et son nouveau territoire d'exil.

J'ai du mal à l'admettre, mais je n'ai pas encore fait le deuil de certaines choses, de certaines personnes. Et pourtant, je le veux. Là est le plus important, n'est-ce pas ? Peut-être que la clé est d'en parler à quelqu'un. Un médiateur neutre, sans aucun préjugé, compréhensif sur mes propos amers et sur mes pensées acides. Ou peut-être qu'elle réside dans le fait de fermer les yeux. Oui, je veux me détacher de tout ça. Et avancer. Ne plus faire d'énormes bonds en arrière comme certains jours ou certains soirs.
Se recentrer sur l'essentiel, sur les éléments qui font vibrer.

vendredi 15 octobre 2010

God saves Richard Cheese.


Hola hola !

A la foule en délire, ou plutôt, aux trois égarés passant (encore) par ici :
je vous avais manqués, hein ?
Fin juillet, et puis plus rien, évaporation dans la nature.

Il n'y a pas vraiment eu de raison à cette longue absence, à part peut-être la flemme.

Ou le réseau social. Enfin, "the social network", comme on dit en ce moment.

Bah quoi, c'est vrai. On raconte TOUT sur facebook. Et si cela nous ennuie d'écrire une petite phrase-statut résumant un moment fort de notre journée (genre "j'ai croisé Dany Brillant à Saint Michel." Hélas, that's a true story que je ne manquerai pas de vous raconter un jour, tellement c'est passionnant), on peut toujours publier des photos qui prouvent que l'on possède un minimum de vie sociale.

Je vais assez souvent au cinéma, pour ne pas dire régulièrement. Mon dernier coup de coeur va au nouveau film d'Inarritù, Biutiful, avec le sexy Javier Bardem (même s'il n'est pas un modèle de sexy attitude dans ce dernier). Et on peut dire qu'il porte bien son nom (ouais elle était plus que facile, mais je me devais de la faire quand même). Courez, foncez. Et je vous garantis que vous pleurerez. (aha)

En parlant de cinéma, je suis justement allée voir ce soir le film que tout accro facebook attendait plus ou moins impatiemment : "The Social Network". Histoire de rendre hommage à ce mec, Mark Zuckerberg, qui nous fait passer dix fois plus de temps sur le web. Oui, merci à toi Mark, pour tes notifications, tes pokes, et autres inutilités indispensables.

Et au final, rien d'époustouflant. Je n'ai pas pu crier au chef-d'oeuvre comme bon nombre de critiques et/ou de personnes. La réalisation est efficace (bah ouais, David Fincher quoi), l'interprétation juste, et l'histoire bien menée, mais... Je ne sais pas. Le film était selon moi beaucoup plus explicatif que véritablement cinématographique. Et ptêt un petit peu trop long sur la fin. Autant, on peut passer des heures durant sur Facebook sans problème (d'ailleurs, à l'heure où j'écris ce message, je suis en même temps connectée dessus) ; autant, parler du créateur et du site pendant 2h, ça peut être assez mal vécu.
Ironie, quand tu nous tiens.