samedi 19 juin 2010

"Love is a stream. It's continues. It doesn't stop."

Il y a quelques mois de ça, j'ai eu une véritable fascination, un véritable choc, une véritable révélation (c'est tout ?!) pour une actrice. Et comme je suis "un peu" à tendance obsessionnelle sur les bords, je procède donc à un matraquage complet depuis quelques jours sur la dénommée Gena Rowlands.

Mais attention, Gena Rowlands dans les films de son époux John Cassavetes uniquement (enfin, pour le moment). Gena, ou la muse d'un maitre du cinéma. Gena, ou la femme qui rend le geste de fumer complètement orgasmique. Gena, ou les rôles de femmes fortes et fragiles à la fois.

Oui, les rôles de Gena constituent forcément le fantasme d'une comédienne confirmée ou refoulée. On ne peut pas ne pas rêver d'interpréter la folie douce de Mabel ou le courage de Gloria. Ce qui me fait saliver d'avance, c'est que je n'ai pas encore vu tous les films de cette grande comédienne. Sur les nombreuses collaborations faites avec son mari, je n'ai vu pour l'instant que deux films. Il me tarde de regarder "Opening night". Cependant, je sais que cette fascination engendrée par le fait de la voir en mouvement sur une pellicule ne s'éteindra pas après avoir visionné tous ses films. Pour preuve, j'ai très envie de revoir Gloria au cinéma.

Quelque chose m'échappe, toutefois. J'ai lu qu'elle fut nominée (seulement) deux fois aux Oscars, la première en 1975 pour "A woman under the influence", et la seconde pour "Gloria" en 1981. La statuette est loupée à deux reprises. L'industrie hollywoodienne aurait-elle eu du mal à donner son trophée chéri à une des plus brillantes représentantes du cinéma dit indépendant ? Et je ne parle pas de sa biographie présente sur la bible webienne, j'ai nommé Wikipédia : nettement moins développée que celle de Michael Youn. Oui, y a comme un problème.

Il est si bon de sentir cette fascination pour un artiste. Cela ne m'était plus arrivé depuis longtemps. Au panthéon de mes actrices favorites, il n'y en avait qu'une qui avait réussi à se hisser au sommet. Romy Schneider. Elle est toujours là, mais Romy devra désormais partager le podium avec Gena. Cela m'étonne d'être passer à côté d'elle depuis tant d'années. Mais qu'importe, après tout. Alors oui, je suis peut-être un tantinet soulante en ce moment avec cette passion naissante pour cette actrice. Mais qu'importe, là aussi.

Elle fête ses 80 ans aujourd'hui même. Alors, happy birthday, Mademoiselle Gena.

Et d'ailleurs, si on pouvait lui remettre un Oscar d'honneur lors de la prochaine cérémonie, afin de récompenser sa grande carrière, je trouve que ce serait un chouette cadeau d'anniversaire. Et un juste retour des choses.