Une des choses qui me plaît le plus depuis que je vis à Paris est la multitude de choix cinématographiques qui s'offrent à moi. Auparavant, je me plaignais sans cesse qu'il n'y avait pas assez de films dits variés. On donnait la part belle aux films appelés blockbusters. Mes envies de cinéphile sont désormais comblées.
Il y a quelques jours, je suis allée voir avec une copine le documentaire tant attendu de Tom Dicillo sur le groupe The Doors, intitulé "When you're strange" et avec Monsieur Johnny Depp en voix-off, s'il vous plaît.
Tout d'abord, je dois dire que je n'ai jamais été une fan des Doors. Déjà, parce que je ne suis fan de personne, ce mot m'a toujours horripilé. J'ai l'impression que la personne en question idolâtre de façon plus que absurde l'artiste en question. Je préfère plutôt employer le terme d'admiration ou d'amour. C'est plus beau, ça sonne mieux à l'oreille.
Et puis surtout, parce que je ne connaissais pas grand chose à ce groupe, hormis le fait que j'ai toujours trouvé que Jim Morrison ressemblait furieusement à Mike Brant, (à moins ce que ce ne soit l'inverse), et que ça m'a toujours relativement perturbé.
Plus sérieusement, c'est donc aussi et surtout pour cette raison que j'attendais vraiment la sortie de ce film : connaître mieux ce quatuor. C'est désormais chose faite.
Le documentaire est très bien fait, et j'ai été sidérée par la multitude d'images d'archives qu'il comportait. Je m'attendais à voir beaucoup de séquences de concerts, d'entretiens dits officiels, mais le film offre également des images intimes, laissant ainsi entrevoir les moments de complicité entre les membres du groupe. Ou les moments de crises imminentes. Comme Jim complètement saoul en studio. On ose à peine sourire. Un Jim dans la parfaite incarnation du héros tragique : une beauté somptueuse (merci le pléonasme), écrivant de merveilleux poèmes, et qui plonge pourtant dans les méandres de l'alcool et de la drogue.
J'avoue également que j'ai eu un peu de mal à accrocher d'emblée à leur musique, bien que le charisme de ce cher Jim n'a jamais été un souci me concernant. Peut-être qu'il y avait trop d'orgue à mon goût, aha. Mais paradoxalement, j'ai toujours aimé la chanson Touch me.