jeudi 7 juillet 2011

Hic et nunc.


La plus belle personne, c'est ma mère. Une force incroyable. J'aimerai pouvoir en dire autant de moi-même. Mais je n'ai pas hérité de cela. Ma mère m'a confié qu'elle n'a pas toujours su se créer une carapace. Plus jeune, elle était comme moi. Elle prenait les choses trop à coeur. Puis, les évènements de la vie ont fait qu'elle a appris à se protéger. Beaucoup admirent apparemment cette force. Toujours optimiste. La chose est d'autant plus réussie qu'elle n'a pas effacé pour autant sa sensibilité. Pas du tout. Elle s'émeut de grands et de petits riens. Elle a trouvé le point parfait de cet équilibre qui reste instable pour moi à l'heure qu'il est.

Apprend-moi, maman. Toi qui es sous mes yeux avec tes grandes ailes protectrices. Apprend-moi à être forte, à ne pas me laisser autant submerger par mes émotions, à ne pas être autant à fleur de peau.

J'ai toujours pensé que je serai perdue sans elle. Sa présence m'est plus qu'indispensable : elle m'est vitale. Le capitaine qui évite que son navire ne parte à la dérive. Cela semblera assez pathétique pour certains de se reposer autant sur quelqu'un. Je m'en fous. Si je n'étais pas à place, j'envierai probablement la personne ayant une relation aussi fusionnelle avec sa mère. Mais là n'est pas la question. Apprend-moi. Je n'étais pas comme ça, avant. Je ne m'en rappelle pas, du moins. Que s'est-il passé ? Ai-je été traumatisée par quelqu'un ou par quelque chose ? Peut-être. Je ne cherche plus la raison, mais bel et bien la solution.

Une goutte de pluie qui glisse délicatement mais sûrement sur la vitre, sans jamais oublier qu'elle va néanmoins crever au bout de sa course.
Tu vois, j'aimerai être comme elle, j'aimerai être comme ça, j'aimerai être comme toi.