mercredi 9 mars 2011

Sous les pavés, ta gueule.

Photo prise au jardin des Tuileries.

C'est marrant, j'ai souvent imaginé que je ne mourrai pas vieille. En fait non, ça n'est pas très marrant. Certes, je me suis déjà vue plusieurs fois en mamie gâteau. Mais une mamie moderne, ça va de soi. Le genre à réussir un cake au chocolat, mais à ne louper sous aucun prétexte son cours de yoga. Mi-gaga, mi-bobo.
Mais la plupart du temps, je crois bien que je n'arrivais et je n'arrive toujours pas à me projeter au-delà de la cinquantaine. Comme si je n'arrivais pas à mettre des rides sur mon visage. Je n'aimerai pas mourir vieille si c'est pour finir en légume. Qui aimerait, d'un autre côté. Dans l'idéal, ce serait plongée dans un profond sommeil, ou mieux, dans un éclat de rire. Ou fauchée en plein vol. Une mort sèche, sans souffrance, sans agonie, sans attendre la mort avec une fausse et horrible patience, coincée dans une maison de retraite.
Oui, d'un coup. Bam.

Mais avant de connaître "comment-vais-je-mourir", cela serait bien de savoir "comment-mieux-vivre". Etre moins angoissé(e), moins à fleur de peau. Ou savoir mieux gérer tout ça. Car ça bouffe, ça détruit. Les crampes au ventre, le rythme cardiaque qui s'accélère quelque peu, les crises de larmes incontrôlables. Une mort lente mais certaine, en quelque sorte. Pernicieuse, fourbe, te plongeant dans une agonie silencieuse. Vu que tu songeais à une mort directe, on peut dire que c'est plutôt con.

De toute manière, je crois qu'il est temps d'aller dormir.